Sponsorisé

12 janvier 2018 12:00; Act: 12.01.2018 13:28 Print

Le clic qui peut tout changer

Le monde numérique est plein de surprises. Et son développement ne rend pas service qu’aux utilisateurs, mais aussi à la collectivité.

L’association «Décrochez la lune» souhaite ouvrir un hôtel-restaurant tenu par des personnes en situation de handicap. Elle a besoin de votre soutien. (vidéo:YouTube).

Une faute?

Internet évolue de jour en jour. Les scientifiques l’ont compris et ont entrepris depuis plusieurs années d’étudier le comportement de ceux qui s’en servent. Ainsi, l’économiste zurichois Hans Fehr a découvert que non seulement les internautes font volontiers des dons sur la toile, mais aussi qu’ils blâment ceux qui ne le font pas.

Des simulations informatiques et des études ethnologiques ont par ailleurs établi que les personnes qui pensent aux autres ont tendance à vivre plus longtemps que celles qui se comportent égoïstement. Et que les sociétés primitives où la solidarité a régné en période de vaches maigres ont augmenté leurs chances de survie à long terme.

Cette stratégie se vérifie encore aujourd’hui : les collectivités fonctionnent mieux quand leurs membres travaillent bien ensemble. Sans surprise, ce constat est également valable sur le web, malgré son relatif anonymat.

Altruisme en ligne

Selon une étude menée en 2004 par le sociologue de l’EPFZ Andreas Diekmann, on remarque des comportements altruistes même sur des plateformes en ligne comme Ebay. Aidé par des chercheurs des universités de Berne et Cambridge (GB), il a analysé quelque 300'000 échanges et conclu que «faire confiance à des vendeurs anonymes n’est possible que si les acheteurs ont la possibilité de donner leur avis après la transaction.»

Le chercheur souligne que les utilisateurs ne rechignent pas à cliquer plusieurs fois pour pouvoir s’exprimer. «Des personnes qui ne pensent qu’à elles-mêmes ne prendraient pas le temps de le faire. Elles s’en moqueraient complètement», explique-t-il. Et c’est ce petit geste supplémentaire qui fait le succès de ce type de site internet.

A petite échelle

Andreas Diekmann est toutefois bien conscient que la solidarité à ses limites. Que ce soit sur le Net ou dans la vie réelle, peu nombreux sont ceux qui assument des coûts élevés par pure philanthropie. Il est donc plus aisé d’obtenir de petites sommes pour des œuvres caritatives ou des projets artistiques.

Il a d’ailleurs récemment contribué à la création d’une pièce radiophonique par des étudiants. Le chercheur, qui a donné 7000 euros (plus de 8000 francs), avoue avoir ressenti une certaine «pression sociale». «Ma fille avait partagé le lien sur un site de crowdfunding. J’ai compris qu’il y avait comme une attente», poursuit-il. «Mais il y a quand même une contrepartie. Si le projet aboutit, je recevrai un disque, une tasse à café et je serai cité comme contributeur», précise le chercheur.

Argent, amour, gloire

Philipp Blohm, professeur à l’Université de Saint-Gall, étudie aussi ce type d’actions collaboratives en ligne. Pour lui, il existe trois raisons de faire des dons: «l’argent, l’amour ou la gloire». Les collaborateurs qui rédigent des annonces sur Ebay pour le compte d’entreprises ont des motivations financières. L’amour, on l’obtient par le «crowddonating», c’est-à-dire des dons sans contrepartie.

Enfin, la gloire correspond à la possibilité d’être reconnu par la communauté des internautes grâce à ses participations. «Le succès d’une campagne de crowdfunding tient plus à la façon dont ses initiateurs communiquent et à leur faculté à mobiliser leur entourage en offrant de la reconnaissance comme retour sur investissement qu’à son but», avance-t-il.

Soutiens locaux

Cet entourage peut être la communauté globale des internautes, qui se réjouit de ce clic qui peut tout changer. Mais parfois, il correspond à un réseau local et hors-ligne, comme le souligne Andreas Dietrich, professeur d’économie à l’Université de Lucerne et auteur du volet suisse du «crowdfunding monitoring», publié chaque année.

A travers ses recherches, il a remarqué que les soutiens via un Internet totalement globalisés sont avant tout locaux. «La distance moyenne entre le donateur et la personne qui reçoit le don est de douze kilomètres», révèle-t-il. Les premiers contributeurs sont donc la famille, les amis et les voisins.»

Comment soutenez-vous vos proches ou des projets qui vous séduisent ? Partagez vos expériences en laissant un commentaire ci-dessous.

Ce contenu a été rédigé par le Commercial Publishing de Tamedia, en collaboration avec heroslocaux.ch.

(ep)

Les commentaires les plus populaires

  • ready to go le 13.01.2018 03:34 Report dénoncer ce commentaire

    votre administration fiscale

    Ah, si l'internet était un don, nous serions déjà à mi-chemin pour décrocher la Lune, avec en prime de fin janvier beaucoup d'argent, d'amour et de gloire.

  • Efrain Loor le 12.01.2018 19:23 Report dénoncer ce commentaire

    petite soutien

    J'ai besoin de payer mes études en Suisse... voulez-vous, soit trouver l'amour soit vivre plus longtemps? Si oui, je peux laisser mon compte paypal pour un don <3

Les derniers commentaires

  • ready to go le 13.01.2018 03:34 Report dénoncer ce commentaire

    votre administration fiscale

    Ah, si l'internet était un don, nous serions déjà à mi-chemin pour décrocher la Lune, avec en prime de fin janvier beaucoup d'argent, d'amour et de gloire.

  • Efrain Loor le 12.01.2018 19:23 Report dénoncer ce commentaire

    petite soutien

    J'ai besoin de payer mes études en Suisse... voulez-vous, soit trouver l'amour soit vivre plus longtemps? Si oui, je peux laisser mon compte paypal pour un don <3